Journée mondiale contre le cancer : unir nos forces autour d’un nouveau Plan cancer pour améliorer ensemble la qualité des soins apportés aux patients en Belgique
En 2023, pas moins de 77 000 Belges ont reçu un diagnostic de cancer, un chiffre interpellant supérieur à la moyenne de l'UE qui ne cesse d'augmenter. Le taux de mortalité lié au cancer a quant à eux considérablement diminué ces dernières années et sont désormais inférieurs à la moyenne de l'UE. Si nous parvenons à poursuivre cette tendance tout en renforçant la prévention, nous pourrons véritablement changer la donne. Les traitements et vaccins innovants jouent un rôle crucial à cet égard, mais ils doivent être soutenus dans le cadre d'une approche intégrée à tous les niveaux. pharma.be, la fédération sectorielle représentant les entreprises pharmaceutiques innovantes actives en Belgique, s'engage donc à 100 % dans l'élaboration et la mise en œuvre d'un nouveau Plan cancer pour la Belgique.
Les derniers chiffres du Registre belge du cancer (RBC) montrent malheureusement que la Journée mondiale contre le cancer, une initiative qui attire l'attention sur l'impact de cette maladie, reste plus que jamais nécessaire dans notre pays. En effet, le nombre de Belges diagnostiqués avec un cancer augmente chaque année. En 2023, par exemple, pas moins de 77 344 nouveaux diagnostics ont été posés. Les cancers les plus fréquents sont le cancer de la prostate chez l'homme et le cancer du sein chez la femme, suivis par le cancer du poumon et le cancer du côlon tant chez l'homme que chez la femme.
Heureusement, les taux de survie sont également en hausse. Le profil pays de l'OCDE 2025 sur le cancer montre qu'entre 2011 et 2021, la mortalité liée au cancer dans notre pays a diminué de 21 % chez les hommes et de 15 % chez les femmes. Dans l'ensemble de l'UE, le taux de mortalité a diminué de 16 % chez les hommes et de 9 % chez les femmes au cours de la même période. Même si le cancer soit plus répandu en Belgique que dans la moyenne européenne, notre pays obtient de meilleurs résultats en matière de lutte contre la maladie.
Cela est dû en partie aux investissements continus du secteur biopharmaceutique belge dans la recherche et le développement de traitements et de vaccins innovants contre le cancer. De véritables percées, telles que les immunothérapies et la médecine de précision, ont déjà profondément modifié l'arsenal de traitement du cancer ces dernières années et pourraient avoir un impact positif sur de nombreuses autres vies à l'avenir. Dans un avenir proche, par exemple, il sera peut-être même possible de guérir complètement certains types de cancer.
La valeur ajoutée de ces médicaments et vaccins innovants est donc particulièrement élevée. Tout d'abord, ils augmentent nettement l'espérance et la qualité de vie des patients et allègent considérablement la charge des nombreux aidants. Cela a un impact positif de taille sur les coûts à long terme de notre système de santé, de notre société et de notre économie.
Un rapport sur la valeur transformatrice de la médecine du cancer 2025 de l’institut Dolon a calculé que, chaque année, 1,1 million de travailleurs atteint de cancer en Europe étaient incapables de travailler en raison de leur maladie ou du fardeau de leur traitement. Dans leur environnement immédiat, nous constatons non seulement un stress émotionnel, mais aussi des interruptions de carrière forcées et des difficultés financières. Des médicaments et des vaccins innovants contre le cancer permettent déjà de renverser largement la tendance, et de nombreuses autres avancées sont actuellement en développement.
Toutefois, les investissements du secteur biopharmaceutique ne suffisent pas à eux seuls à réaliser pleinement la valeur ajoutée de l'innovation. Le fait que la Belgique obtienne de meilleurs résultats que la moyenne de l'UE en matière de réduction de la mortalité liée au cancer est également lié au système de soins de santé belge et à l'écosystème solide qui entoure l'innovation dans notre pays.
Or, ces dernières années, ce système a été soumis à des pressions croissantes. Trop souvent, la nécessité de réaliser des économies mènent à des actions, à court terme, qui négligent l’impact global et durable de l’innovation pharmaceutique. C'est l'un des principaux défis que pharma.be voit dans notre pays en matière de lutte contre le cancer. En outre, le secteur biopharmaceutique innovant est également préoccupé par la pénurie de personnel de soins de santé et l'évolution inégale de la lutte contre le cancer entre les régions et les groupes socio-économiques.
Ce sont des défis qui empêchent les médicaments et vaccins innovants de porter leurs fruits et qui doivent être relevés par des efforts combinés. pharma.be a donc encouragé, ces dernières années, la création d’un nouveau plan belge de lutte contre le cancer. En effet, le plan précédent remonte à 2008. L'industrie se réjouit donc particulièrement de l'arrivée de ce nouveau plan national cette année.
Ce nouveau plan doit être ambitieux et tourné vers l'avenir. L'ensemble du système de santé doit se préparer aux besoins et aux innovations à venir – médicaments pionniers, thérapies par radioligands, mais aussi tests diagnostiques innovants ou procédures chirurgicales. Pour que le nouveau plan cancer soit une réussite et que nous puissions mesurer cette réussite, il doit fixer des objectifs clairs et ambitieux et recevoir les financements nécessaires. À l’instar du plan 2008, l'un de ces objectifs devrait être d'accélérer et d'améliorer le remboursement des médicaments anticancéreux innovants.
Selon le W.A.I.T. Indicator 2025 de l'EFPIA, au cours de la période 2020-2023, seuls 57 % des nouveaux médicaments anticancéreux étaient remboursés au 1er janvier 2025 en Belgique. La Belgique ne se classe donc que quinzième dans la liste des États membres de l’UE. En tant que pays de pointe en matière de recherche et de soins oncologiques, la Belgique devrait aspirer à figurer parmi les cinq premiers. Ce n'est qu'à cette condition que notre pays pourra maintenir et renforcer cette position de premier plan. Un accès meilleur et durable aux traitements innovants crée et renforce un cercle vertueux de l’innovation : il attire les investissements, améliore la qualité des données de santé et stimule les essais cliniques. Par conséquent, les patients ont un accès plus rapide aux nouvelles thérapies et les prestataires de soins de santé continuent à bénéficier d'une expertise de pointe.
Les membres de pharma.be sont déjà prêts à s'engager pleinement dans cette voie.
« Notre secteur poursuit des investissements dans le développement de traitements innovants et révolutionnaires. Mais pour maintenir et stimuler la R&D en Europe et en Belgique, il est nécessaire de prendre dès maintenant les bonnes décisions politiques. La Belgique et l'Europe sont confrontées à une forte concurrence en provenance d'autres régions du monde. C'est pourquoi nous devons agir rapidement.
Outre la R&D menée par nos entreprises, nous souhaitons également collaborer avec les pouvoirs publics et les autres partenaires pour prévenir l’ensemble des cancers évitables dans notre pays. Non seulement à l’aide de vaccins, mais aussi grâce à de nouveaux traitements plus efficaces des facteurs de risque, afin que le cancer n'ait plus aucune chance. Notre secteur biopharmaceutique innovant a également un rôle crucial à jouer dans le dépistage précoce du cancer. Prenons, par exemple, les nouveaux tests moléculaires.
Nous sommes donc déterminés à mener, avec tous les partenaires concernés en Belgique, la lutte contre le cancer avec une énergie renouvelée et à enfin inverser la tendance à la hausse constante du nombre de patients. »
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