Un nouveau plan de lutte contre le cancer pour la Belgique

Communiqué de presse
Secteur
Impact social
Politique de santé
Recherche et développement

Traitement du cancer

Dans le domaine du traitement du cancer, il y a de bonnes nouvelles. Au cours des dernières décennies, des traitements plus efficaces et plus précis ont été mis au point. Ils augmentent non seulement les chances de survie, mais aussi la qualité de vie des patients atteints de cancer. Les gains de santé pour les personnes atteintes d'un mélanome métastatique (cancer de la peau), par exemple, sont tout simplement impressionnants : en 2010, seul 1 patient sur 20 était encore en vie 5 ans après le diagnostic ; en 2019, grâce à l'arrivée des immunothérapies, ce chiffre est passé à 1 patient sur 2. Des progrès considérables ont également été réalisés dans le traitement d'autres cancers, courants ou rares (voir le Report to Society 2023 de pharma.be, 3.1).

Ces succès sont le fruit d'années d'investissement, car la recherche clinique est risquée, coûteuse et longue, et les chances de succès sont limitées. Seule une molécule sur dix finit par arriver sur le marché. Néanmoins, le secteur biopharmaceutique reste continuellement engagé dans la recherche de nouveaux traitements. La Belgique est le leader absolu en la matière. 1 étude sur 5 portants sur le cancer et menée en Europe en 2022 a été réalisée en Belgique. Des chiffres frappants quand on sait que notre pays ne représente que 2,6 % de l'UE27 en termes de population. Rien qu'en 2022, le secteur belge a investi chaque jour plus de 15 millions d'euros en recherche et développement (R&D), pour un total de 5,7 milliards d'euros.

Toutefois, les efforts du secteur biopharmaceutique ne suffisent pas à enrayer le cancer. Les patients atteints de cancer ont également besoin d'un accès rapide aux nouveaux traitements. À cet égard, notre système de soins de santé obtient des résultats nettement inférieurs à ceux des autres pays de l'UE-6, par exemple. Le Baromètre belge du cancer 2022 identifie également d'autres domaines importants à améliorer, notamment la prévention et le dépistage. Ces domaines d'amélioration ne peuvent être réalisés qu'avec une approche intégrée claire à travers les niveaux politiques et les domaines.

Le dernier plan belge de lutte contre le cancer date de 2008 et nécessite une mise à jour approfondie après 15 ans. En effet, il ne tient pas suffisamment compte des derniers développements et améliorations dans les traitements contre le cancer. Il ne répond pas non plus suffisamment aux nouvelles recommandations européennes, par exemple en matière de dépistage1. Ainsi, le Conseil européen a fixé un objectif de 90 % pour le dépistage du cancer du sein, du col de l'utérus et du cancer colorectal, un objectif que nous sommes loin d'atteindre en Belgique. Il est donc nécessaire de procéder à un rattrapage, soutenu par le gouvernement.

CVen portret

" Il y a clairement du pain sur la planche, à différents niveaux. La lutte contre le cancer doit revenir en tête de l'agenda politique en Belgique, à tous les niveaux.
pharma.be préconise donc l'élaboration d'un plan cancer actualisé en concertation avec l'industrie et les autres parties concernées. Ce plan cancer doit fixer des objectifs clairs et intégrer des efforts en matière de prévention, de détection précoce, de diagnostic, de traitement et de soins palliatifs. Un lien avec un financement ciblé et un suivi continu devraient nous permettre d'atteindre ensemble ces objectifs et de ralentir enfin la progression du cancer dans notre pays."

Caroline Ven
CEO pharma.be
Become a member

Intéressé(e) à recevoir les nouvelles de pharma.be

Etre au courant de ce qui vie au sein de l'industrie pharmaceutique ? Inscrivez-vous à notre lettre d'information.