La Tuberculose : la Belgique est à la pointe des traitements existants

21/03/2014

Journée Mondiale de la tuberculose ce 24 mars :

A l'occasion de la Journée Mondiale de la Tuberculose, ce lundi 24 mars 2014, pharma.be insiste sur l'exceptionnel rôle joué par certaines entreprises pharmaceutiques belges dans le diagnostic et le traitement de la maladie.


La cause de la tuberculose, le bacille BK (Mycobacterium tuberculosis) a été découvert en 1882, à Berlin. A l'époque, la tuberculose fait rage en Europe et aux Etats-Unis, causant la mort d'une personne sur sept. La tuberculose persiste actuellement en Occident et subsiste sous forme d'épidémie dans les pays en voie de développement. Pour 2013, l'OMS estime que 8.6 millions de personnes ont contracté la tuberculose et que 1,2 millions en sont décédées[1]. 

En Belgique, la tuberculose est une maladie à déclaration obligatoire et dont le traitement est gratuit. En 2012, 987 cas ont été recensés dont 312 à Bruxelles (incidence de 27,4/100.000), 415 en Flandre (incidence 6,5/100.000) et 260 en Wallonie (incidence 7,3/100.000)[2]. Une partie importante des cas de tuberculose (24%) se rencontrent dans certains groupes de population précarisés (les demandeurs d'asile, illégaux, sans-abri, population carcérale et personnes positives au HIV). 

Les patients contaminés par des germes sensibles à tous les antibiotiques reçoivent un traitement dans lequel interviennent trois ou quatre antibiotiques intégralement remboursés par la mutualité. Ceux qui ne peuvent pas faire appel ni à la mutualité ni au CPAS, peuvent bénéficier d'une prise en charge gratuite via le projet « Belta-TB »[3] : ce projet du Gouvernement fédéral en partenariat avec des entreprises privées (membres de pharma.be), vise à pourvoir en médicaments tous ceux qui en ont besoin. 

Le diagnostic est essentiel en cas de tuberculose car il permet l'accès au traitement préventif lors de la phase d'incubation de la maladie. C'est une PME belge qui a développé et met sur le marché les antibiotiques tuberculeux de première ligne - soit celui utilisé avant la phase d'incubation - l'isoniazide et l'antibiotique de seconde ligne - soit celui utilisé après la phase d'incubation -, la rifampicine. Cette PME belge est également fournisseur principal d'un des laboratoires de référence de l'OMS. 

Le traitement curatif de la tuberculose est lourd puisqu'il comporte la prise d'antibiotiques en tri- ou quadrithérapie pendant six mois. 

La résistance de la maladie aux antibiotiques est un problème grandissant. Cette multi résistance met le corps médical et les instances sanitaires internationales devant un défi majeur : 3,7% de tous les nouveaux cas de tuberculose sont multi-résistants[4]. 

Dans ce contexte, pharma.be salue les performances réalisées, entre autres, par des médecins belges qui ont récemment développé, grâce au concours d'une importante firme pharmaceutique belge, un antibiotique innovateur : la bedaquiline. Cet antibiotique traite les cas de tuberculose pulmonaire multi-résistante. Depuis 40 ans, aucun nouveau médicament antituberculeux n'avait vu le jour. La mise à disposition de la bedaquiline vient d'être approuvée par l'European Medecines Agency (EMA), le 6 mars dernier. pharma.be se réjouit de cette décision d'autant que cet antibiotique s'est vu attribuer une autorisation temporaire "conditionnelle" de mise sur le marché (AMM) (en attendent les résultats d'essais cliniques complémentaires (de phase III)). 

Pour Catherine Rutten, CEO de pharma.be : « L'importance des firmes pharmaceutiques belges dans le développement des médicaments pour lutter contre la tuberculose est considérable. L'intérêt porté à cette maladie contient une forte responsabilité sociétale, nous pouvons en être fiers ». 

[1] Global Tuberculosis Report 2013, WHO (World Health Organization) 

[2] Chiffres de FARES (Fonds des Affections Respiratoires) 

[3] Site web du projet Belta-TB

[4] Factsheet on Multidrug-resistant tuberculosis, WHO (World Health Organization)