En 2015, les médicaments biologiques originaux ont permis une économie de 35,2 mio EUR

07/01/2016

Le 7 janvier 2016, une convention visant à assurer la relance des médicaments biosimilaires a été signée par la Ministre de la Santé publique Maggie De Block, les représentants des pharmaciens hospitaliers, des hôpitaux, des associations scientifiques de médecins et de l'industrie pharmaceutique en Belgique.


Cette convention, résultat du Pacte d'avenir conclu en juillet 2015 entre le gouvernement et l'industrie pharmaceutique, revêt une importance particulière pour une utilisation durable des médicaments biologiques, qu'il s'agisse de médicaments biologiques originaux (bio-originaux) ou de médicaments biosimilaires.

Via une utilisation durable des médicaments biologiques [1], cette convention vise non seulement à maintenir l'accessibilité financière des soins de santé mais aussi à préserver des soins de santé innovants et de qualité pour les patients.

La convention fixe essentiellement des objectifs pour les trois médicaments biosimilaires prescrits dans les hôpitaux, à savoir l'infliximab, le filgrastim et l'EPO.

Cette convention concerne les patients bio-naïfs [2]. Si le médecin traitant d'un patient bio-naïf opte pour une molécule pour laquelle il existe une alternative biosimilaire, il est demandé au médecin traitant d'envisager un médicament biosimilaire. Mais en vertu de sa liberté thérapeutique, le médecin garde le choix.

A l'heure actuelle, il n'y a par ailleurs pour l'INAMI pas de différence entre le prix du remboursement des bio-originaux et celui des biosimilaires qui sont mentionnés dans la convention, à une exception près.

En outre, les calculs effectués montrent que les médicaments bio-originaux ont déjà contribué en 2015 à hauteur de 35,2 mio EUR (sur base annuelle) aux économies au sein de l'assurance maladie, par le biais de baisses de prix en application de la régulation des prix et - le cas échéant - suite à des baisses de prix volontaires supplémentaires après un certain nombre d'années dans le système de remboursement. Les médicaments bio-originaux dont le brevet est venu à échéance contribuent ainsi aujourd'hui déjà dans une large mesure au maintien durable de notre système de soins de santé.

[1] Les médicaments biologiques sont des médicaments contenant une substance active produite à partir de cellules et de tissus vivants (ou qui en est dérivée). Un médicament biosimilaire appartient au groupe des médicaments biologiques dont le brevet est arrivé à échéance. Un médicament biosimilaire est similaire mais jamais identique à un médicament biologique existant (bio-original).

[2] patients bio-naïfs : (1) patients traités pour la première fois avec un médicament biologique, (2) patients n'ayant pas été traités avec un médicament biologique au cours de l'année écoulée (3) patients ayant déjà été traités avec un médicament biologique pour la même indication, mais pour lesquels le médecin estime qu'un changement de traitement est indispensable. Par « médicament biologique », on entend une molécule biologique spécifique.

Pour de plus amples informations : Porte-parole pharma.be: Stefaan Fiers (02 661 91 27 - 0476 76 90 77) -sf@pharma.be