Secteur pharma européen

  • Eli Lilly Belgique célèbre son 50e anniversaire

     

    Le 19 juin, Eli Lilly Benelux a célébré son 50e anniversaire. C'est en effet le 19 juin 1969 qu' Eli Lilly Belgium a été fondée à Bruxelles. C'était un mois avant les premiers pas de l'homme sur la Lune et la première victoire d'Eddy Merckx sur le Tour de France. Depuis 50 ans, Eli Lilly innove au cœur de la capitale de l’Europe.

    Une longue histoire

    Le laboratoire Lilly a été fondé en 1876 à Indianapolis aux États-Unis par le colonel Eli Lilly, pharmacien et vétéran de la guerre de Sécession. Eli Lilly décide de créer une société pour mettre à la disposition des patients des produits pharmaceutiques de la meilleure qualité possible, délivrés uniquement sur prescription des médecins. Ainsi est créé l’un des premiers laboratoires de qualité et de recherche clinique. Les fondations de la tradition Lilly reposent d'abord sur l’amélioration et la qualité des produits existants mais aussi sur la découverte et la mise au point de nouveaux médicaments et traitements plus efficaces

    L'entreprise se concentre désormais sur cinq domaines thérapeutiques spécifiques : l'oncologie, les maladies métaboliques (diabète et troubles de la croissance), l'immunologie (notamment la polyarthrite rhumatoïde et le psoriasis), la douleur (y compris la migraine) et la neurodégénérescence.

    Lilly emploie aujourd’hui plus de 33 000 personnes dans le monde et plus de 7 500 (23%) sont actives dans la recherche et le développement. L’entreprise conduit des études cliniques dans plus de 55 pays, possède des centres de recherche et développement dans 8 pays et réinvestit 21,6% de ses ventes dans la R & D.

    Frédéric Clais est le directeur général de Lilly Belgium

    "Nous sommes fiers que les patients et les familles belges aient pu bénéficier des médicaments Lilly au cours des 50 dernières années. L'union entre compassion et découverte est l'objectif commun de Lilly. Ceci avec pour ambition d'améliorer la vie des habitants du monde entier. "For patients, with people and by products" sont clairement les trois P, qui caractérisent Lilly Belgique au cours des 50 dernières années. 50 ans, c'est comme fermer un chapitre important et en ouvrir un nouveau. Lilly Belgium est plus que jamais déterminée à continuer à innover afin d’améliorer la vie des patients en Belgique."

    Site de Eli Lilly

  • Les entreprises (bio)pharmaceutiques financent la recherche scientifique de la communauté médicale

     

    Le financement de la recherche scientifique au premier plan des relations entre les entreprises pharmaceutiques innovantes et la communauté médicale belge

    En 2018, les entreprises pharmaceutiques innovantes ont investi un total de 171 millions d’euros dans leurs collaborations avec la communauté médicale belge. Sur ce montant, 111 millions (65 %) ont servi à financer la recherche scientifique. C’est ce qu’il ressort du quatrième rapport publié par la plateforme de transparence « betransparent.be ». Il s’agit de la deuxième publication depuis l’entrée en vigueur des obligations légales du « Sunshine Act ». Cette année, les entreprises qui développent des médicaments pour les animaux, publient également leurs chiffres. Parmi ces entreprises, 14 sont membres de pharma.be

    La recherche scientifique en tête

    En 2018, 104 entreprises pharmaceutiques innovantes membres de pharma.be ont investi 171 millions d’euros dans des collaborations avec les organisations liées à la santé (notamment des universités, des hôpitaux, des associations de médecins ou de pharmaciens, des organisations de recherche dans l’industrie agro-alimentaire), des prestataires de soins (médecins, pharmaciens, vétérinaires, etc.) et des associations de patients en Belgique.

    Ces investissements ne représentent qu’une partie du montant considérable (3,6 milliards d’euros) que les entreprises pharmaceutiques innovantes belges ont investi l’année dernière dans la recherche et le développement, notamment dans leur propre recherche en laboratoire.

    Ces investissements ont été consacrés à raison de 65 pour cent (111,6 millions d’euros) à la recherche scientifique (par exemple, des études cliniques), de 8,5 pour cent (14,5 millions d’euros) à des donations et à des subventions, de 14 pour cent (24,2 millions d’euros) à des manifestations scientifiques et de 7,2 pour cent (12,3 millions d’euros) à des honoraires pour services ou consultance. Enfin, 5 pour cent (8,7 millions d’euros) ont été affectés à des collaborations avec des organisations de patients principalement à l’échelon pan-européen. Ces organisations ayant leur siège légal à Bruxelles, ces collaborations doivent être déclarées en Belgique.

    Suivi rigoureux du processus de développement

    Les collaborations entre les entreprises pharmaceutiques et la communauté médicale aident les deux parties à se tenir informées durant le processus de développement de nouveaux médicaments. En effet, les contacts fréquents et les échanges d’informations sur la meilleure manière d’intégrer de nouveaux médicaments dans le trajet de soins des patients revêtent une valeur importante et bénéficient aux patients. De plus, ces investissements confirment la position de leader européen de notre pays en matière de recherche scientifique pharmaceutique.

    Une plateforme plus étendue pour une plus grande transparence

    C’est la quatrième année que les entreprises membres de pharma.be publient leurs investissements dans ce domaine. Si les deux premières années, la publication avait eu lieu sur une base volontaire, elle s’inscrit depuis deux ans dans le nouveau cadre légal de la loi “Sunshine Act”. Cette année, la plateforme reprend pour la première fois les montants des entreprises qui développent des médicaments vétérinaires. Les collaborations entretenues par ces entreprises avec des vétérinaires, des associations scientifiques et des organisations de recherche dans l’industrie agro-alimentaire seront désormais également publiées sur la plateforme ‘BeTransparent.be’. L’élargissement de la plateforme assure ainsi une plus grande transparence dans le secteur des soins de santé.

    Catherine Rutten, CEO de pharma.be, souligne : " Le progrès médical et les meilleurs soins et traitements possibles pour les patients forment la base de notre système de soins de santé. Dans ce cadre, une collaboration efficace entre les entreprises, d’une part, et les associations de patients et les prestataires de soins, d’autre part, joue un rôle essentiel. La publication de ces données, avec cette fois-ci les premières publications pour les entreprises qui développent des médicaments pour les animaux, prouve que le secteur veut agir en toute transparence. L’ancrage légal dans le Sunshine Act belge a marqué une étape importante pour notre industrie ".

    En 2018, les entreprises qui font partie de pharma.be ont investi plus de 5,4 millions d’euros de plus dans la recherche scientifique, ce qui souligne une fois encore le rôle de pionnier de la communauté scientifique belge dans le domaine de la recherche et du développement pharmaceutique. »

    Vers Betransparent.Be

  • Jean-Christophe Tellier nouveau président de l'EFPIA*

     

    Jean-Christophe Tellier, vous venez de vous installer à la présidence de l'EFPIA*. Vos premiers mots ont été axés sur la collaboration, pourquoi ?

    Nous croyons profondément que personne ne peut gagner seul le combat contre la maladie. Nous voulons travailler avec toutes les acteurs du système de santé pour trouver des solutions qui fonctionnent pour les patients. En effet, si l’on considère l’évolution des écosystèmes de santé et des industries actuelles, les collaborations multi-stakeholder sont indispensables pour faire avancer les choses. Les processus de recherche et développement de nouvelles interventions sanitaires sont devenus hautement interdépendants. 

    Est-il possible de créer de telles collaborations entre des acteurs très différents ?

    Toutes les personnes travaillant dans le secteur de la santé partagent l'objectif de fournir les meilleurs résultats pour le patient. Trop souvent, nous essayons de le faire de manière isolée, parfois même contradictoire entre différents acteurs du système de santé. Pour relier les soins de santé, il faut examiner le parcours du patient dans son intégralité et trouver des moyens de travailler ensemble.

    Si nous examinons les défis à venir - tels que la démence, la prévalence accrue du cancer et du diabète, il ne fait aucun doute que la solution à ces problèmes réside dans l'innovation, mais également dans la collaboration entre plusieurs parties prenantes. Nous nous sommes engagés à travailler avec des partenaires du secteur de la santé pour trouver un équilibre entre le besoin de nouveaux traitements et la nécessité de rendre les soins de santé abordables maintenant et durables à l’avenir. En tant que président de l'EFPIA*, je suis vraiment fier que le secteur (bio)pharmaceutique investisse plus de 35 milliards d'euros par an dans la recherche et le développement en Europe seulement. Avec plus de 7 000 médicaments en développement, le système fonctionne.

    Si vous aviez un souhait, quel serait-il ?

    Que les différents acteurs cessent de travailler de manière isolée. Nous ne pouvons plus nous permettre d’avoir une vision étroite lorsque les solutions dont les patients ont besoin nécessitent une large coalition de connaissances. C'est dans cet esprit que j'espère accélérer le passage à une vision plus globale des soins de santé, qui s'appuie sur les compétences et le savoir-faire de toutes les parties prenantes.

     

    Jean-Christophe Tellier est rheumatologue de formation. Il est, depuis 2011, le Chief Executive Officer d'UCB. Il a été le président de pharma.be de 2005 à 2006.
    * EFPIA : Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques

    Site de l'EFPIA

  • Une baisse de 12,8 % dans l'utilisation des antibiotiques chez les animaux

     

    En 2018, l’utilisation des antibiotiques à usage vétérinaire a baissé de 12,8 %. Il s’agit de la plus importante baisse annuelle depuis que le secteur s’est engagé à réduire l’utilisation des antibiotiques chez les animaux dans notre pays. Le recul enregistré depuis 2011 (année de référence) est désormais de 35,4% selon le rapport AMCRA (Antimicrobial Consumption and Resistance in Animals) publié aujourd’hui.

    Les antibiotiques sont des outils importants pour la préservation de la santé et du bien-être animal et doivent être utilisés de manière responsable s’ils peuvent sauver des vies ou prévenir les souffrances chez les animaux. Cependant leur utilisation peut, dans certains cas, conduire à la résistance de certaines bactéries. Ces résistances peuvent alors se répandre parmi les populations et l’environnement. Il est donc primordial d’en maitriser et d’en surveiller l’usage.

    C’est dans cette perspective que le 30 juin 2016, les ministres fédéraux responsables de la santé, Maggie De Block et de l’agriculture Willy Borsus ont signé avec l’ensemble des partenaires du secteur dont pharma.be, une convention fixant des objectifs clairs :

    • Une diminution de 50% de la quantité d'antibiotiques fournis par l'alimentation animale avant fin 2017.

    • Une réduction de 75% de la quantité d'antibiotiques d'importance critique d'ici la fin de 2020.

    • Une réduction de 50% de la quantité totale d'antibiotiques utilisés chez les animaux d'ici la fin de 2020.

    Les deux premiers objectifs ont déjà été largement atteints. La forte diminution de la quantité totale d'antibiotiques en 2018 contribue de manière importante à la réalisation du troisième.

    « Les chiffres 2018 démontrent que les efforts déployés conjointement par l'industrie pharmaceutique, les agriculteurs et les vétérinaires au sein de la plateforme AMCRA (Antimicrobial Consumption and Resistance in Animals) dans le but de se concentrer sur la prévention des maladies animales par la biosécurité, les mesures préventives et la vaccination portent leurs fruits » souligne Johan De Haes, Public & Animal Health Manager chez pharma.be.

    Vous pouvez obtenir plus d'information en visitant le site de AMCRA (Antimicrobial Consumption and Resistance in Animals)