Le secteur pharma ne ménage pas ses efforts pour atteindre les objectifs durables des Nations Unies

15/06/2016

Le secteur pharmaceutique est l’un des moteurs pour réaliser les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies (ONU). On dénombre dans le monde quelque 330 coopérations internationales en matière de soins de santé dans lesquelles 25 entreprises pharmaceutiques et 840 organisations partenaires sont actives.

L’industrie pharmaceutique orientée vers la recherche collabore avec des partenaires externes publics et privés afin d’améliorer l’accès aux médicaments, aux vaccins et aux soins de santé. pharma.be, l’organisation coupole de l’industrie pharmaceutique innovante en Belgique, plaide pour encore plus de collaboration afin de répondre aux besoins des patients à travers le monde.

  • A travers le monde, on compte 330 collaborations entre le secteur pharmaceutique, les ONG, les académiques, les hôpitaux et les autorités pour atteindre les objectifs de développement durable en matière de santé. Il y a dix ans, on en recensait seulement une cinquantaine.
  • Grâce à la recherche innovante et à l’amélioration de l’accès aux nouveaux médicaments et vaccins, le secteur pharmaceutique fournit une contribution substantielle à ces objectifs des Nations Unies pour la période 2015-2030.
  • 50 pour cent de ces coopérations soutiennent l’Afrique subsaharienne.

Les structures de coopération, un soutien pour bon nombre de femmes

Un des objectifs du Millénaire de l’ONU, qui couvraient la période 2000-2015, visait à réduire de trois quarts la mortalité maternelle. Cet objectif n’est pas atteint en 2015, mais ces quinze dernières années la mortalité maternelle a néanmoins baissé environ de moitié : de 430 décès pour 100.000 naissances en 1990 à 230 actuellement. La collaboration internationale est cruciale pour continuer à faire baisser la mortalité maternelle. Il existe actuellement 17 structures de collaboration avec des entreprises pharmaceutiques venant en aide aux mères. Ces collaborations se centrent notamment sur la disponibilité de moyens de contraception oraux, sur des campagnes de sensibilisation et de prévention et sur la construction des infrastructures de santé nécessaires.

En mai 2016, le bureau régional de l’OMS en Afrique (WHO/AFRO) et l’association coupole internationale de l’industrie pharmaceutique (IFPMA) ont mis sur pied une nouvelle collaboration, cette fois pour lutter contre le cancer du col de l’utérus en Afrique. Dans la région subsaharienne, le risque pour une femme de mourir d’un cancer du col de l’utérus est huit fois supérieur qu’en Occident en raison d’un diagnostic tardif. Le WHO/AFRO et l’IFPMA misent donc sur la prévention et le dépistage. Une bonne collaboration public-privé permet en effet de répondre plus efficacement aux défis globaux.

 « Le secteur pharmaceutique est un partenaire important pour réfléchir avec les autres parties concernées à la façon de donner au plus grand nombre de personnes accès aux meilleurs traitements. Ils peuvent examiner ensemble quelles technologies et nouveaux traitements sont nécessaires », explique le Prof. Dr. Marleen Temmerman. Active au sein de l’Aga Khan Development Network au Kenya, cette dernière se consacre à la santé des femmes d’Afrique occidentale.

Catherine Rutten, CEO de pharma.be, va dans le même sens : « Seule une collaboration mondiale à tous les niveaux permettra aux différents pays d’atteindre les nouveaux objectifs. Rien d’étonnant à ce que l’un des dix-sept objectifs de développement durable s’intitule « Partenariats pour la réalisation des objectifs ». L’industrie du médicament peut elle aussi apporter sa pierre à l’édifice par le biais de collaborations. »

Qu’en est-il de la Belgique ?

Plateforme pour le développement, la production et la distribution de médicaments

La Belgique compte pas moins de 200 entreprises pharmaceutiques et 4.200 chercheurs. L’année passée, le secteur a investi près de 2,6 milliards d’euros dans la recherche et le développement de nouveaux traitements dans quantité de domaines. De nombreux médicaments et vaccins qui aident les patients dans les pays en développement sont développés, produits et distribués dans notre pays.

L’entreprise Janssen Pharmaceutica a ainsi développé le premier médicament en quarante ans contre la tuberculose, reconnu scientifiquement par le prix Galien de l'année passée. En 2014, cette maladie bactérienne fortement contagieuse a touché 9,6 millions de personnes dans le monde, et 1,5 million de personnes en sont décédées. Près de 95 % des décès suite à cette maladie surviennent dans les pays à faible et moyen revenu. L’ONU a l’ambition d’éradiquer l’épidémie de tuberculose d’ici 2030.

Notre pays n’est pas seulement à l’origine de nouveaux médicaments, il contribue également à l’amélioration des traitements. Le mois passé, en avril 2016, l’OMS recommandait le traitement anti-tuberculose d’un Belge, le docteur Armand Van Deun, chercheur auprès de l’Institut de médecine tropicale (IMT) à Anvers. Ce traitement ne dure plus que neufs mois au lieu de deux ans. Pour de nombreux patients tuberculeux, cette amélioration constitue un énorme pas en avant.

Pour conclure, les objectifs de développement durable de l’ONU, cette « boussole pour les 15 prochaines années » pour reprendre les mots du Premier ministre Charles Michel en septembre 2015, stimulent le secteur pharmaceutique belge à continuer à investir toujours davantage dans la recherche et le développement.

Sources : OMS; IFPMA : Developing World Health Partnerships Directory