Cinquante années d’innovation sous le signe de la femme

World Health Day : 7 avril 2016

07/04/2016

L’espérance de vie moyenne des femmes belges a augmenté de 15 ans depuis 1950, passant de 67 à 82 ans. En 1900, l’espérance de vie des femmes n’était encore que de 50 ans. Outre l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène, l’augmentation remarquable des cinquante dernières années est surtout due aux progrès de la science et de la médecine.

Hormis la découverte de la pilule contraceptive, les chercheurs ont également enregistré de grands succès dans le domaine des thérapies hormonales. pharma.be, l’association coupole de l’industrie pharmaceutique innovante dans notre pays, passe en revue les évolutions les plus importantes.

L’une des plus grandes percées de ces dernières années est la description du fonctionnement des hormones féminines : la progestérone et les œstrogènes. Grâce aux connaissances engrangées sur le rôle et le fonctionnement de ces messagers chimiques et à la compréhension de la manière de les utiliser dans les traitements médicaux, les chercheurs ont pu se mettre au travail pour développer des traitements totalement nouveaux.

Des hormones à la contraception

C’est le 23 mai 1960 que la toute première pilule contraceptive a été mise sur le marché aux USA. Un an plus tard, le gynécologue et scientifique belge Ferdinand Peeters perfectionnait cette première médicale pour en faire une pilule sans effets secondaires négatifs pour la femme. Ce progrès thérapeutique s’est avéré une bénédiction, et pas seulement pour la santé des femmes. La contraception orale a par ailleurs permis aux femmes d’augmenter leur contrôle sur leur fertilité et sur leur expérience de la sexualité. Les moyens de contraception actuels ne sont du reste plus comparables à ‘la pilule’ d’autrefois, et ceci aussi est dû aux progrès thérapeutiques réalisés par l’industrie pharmaceutique : un dosage plus précis des œstrogènes permet aujourd’hui une diminution des effets secondaires. Grâce aux recherches poussées, d’autres méthodes de contraception hormonales ont été découvertes.

Moins d’effets secondaires après la ménopause

Au cours des cinquante dernières années, beaucoup de recherches ont ciblé avec succès les symptômes liés à la ménopause. L’ostéoporose, ou perte de densité osseuse, s’accélère à la ménopause notamment du fait de la baisse de production d’œstrogènes. La science a heureusement trouvé plusieurs traitements hormonaux et biologiques efficaces contre ce phénomène. L’industrie pharmaceutique développe actuellement des traitements biologiques de plus en plus ciblés qui améliorent la qualité de vie et l’autonomie des patientes plus âgées.

Détection précoce et traitement du cancer

Les cancers peuvent être provoqués par des facteurs externes (mode de vie, environnement, bactéries, virus) ou par des facteurs internes (mutations génétiques). Pour certains organes, comme la prostate chez l’homme, les seins, les ovaires ou l’endomètre chez la femme, le cancer peut parfois être la conséquence d’une perturbation du fonctionnement hormonal. La recherche scientifique sur les cancers hormono-dépendants a aujourd’hui conduit à l’amélioration des tests diagnostiques et à des thérapies hormonales spécifiques.

Il en va de même pour les cancers non hormono-dépendants, pour lesquels des stratégies thérapeutiques innovantes peuvent être utilisées, comme la radiothérapie, la chimiothérapie et l’immunothérapie. Dans le cas du cancer de l’utérus, provoqué par une infection chronique à papillomavirus humain (HPV), l’industrie pharmaceutique a même mis un vaccin préventif sur le marché.

Grâce aux investissements substantiels dans la recherche et le développement de nouvelles thérapies au cours des cinquante dernières années, nous pouvons aujourd’hui présenter des chiffres très prometteurs : 83 pour cent des femmes guérissent aujourd’hui du cancer du sein.

Les maladies auto-immunes plus fréquentes chez les femmes

L’industrie pharmaceutique investit beaucoup dans les traitements contre les maladies auto-immunes (MAI), lesquelles représentent un grand défi pour la santé des femmes. Sclérose en plaques, rhumatismes, lupus, maladies auto-immunes de la thyroïde, etc. : quelque 8 pour cent de la population mondiale souffre d’une maladie auto-immune, dont pratiquement 80 pour cent de femmes. La découverte de nouveaux mécanismes actifs dans les MAI a déjà débouché sur de nouveaux développements thérapeutiques. L’espoir de nouveaux traitements dans ce domaine réside dans la poursuite du développement des thérapies biologiques mais aussi cellulaires.

Des perspectives pleines d’espoir en matière de fertilité

Finalement, les progrès enregistrés dans la procréation médicalement assistée, comme la fécondation in-vitro, sont encourageants pour de nombreuses femmes. Des techniques novatrices offrent d’innombrables perspectives pour les couples souhaitant avoir un enfant. Les jeunes femmes ayant un cancer peuvent, elles aussi, être aidées afin de conserver leur fertilité.

Catherine Rutten, CEO de pharma.be: « Dans le domaine de la santé de la femme, des progrès énormes ont déjà été enregistrés par les chercheurs, en collaboration avec les universités. Grâce à des méthodes et des traitements révolutionnaires, tant l’espérance de vie que la qualité de vie de la femme ont fortement augmenté. Nous pouvons être fiers de la recherche effectuée ces dernières décennies et envisager l’avenir avec espoir. La science est en perpétuelle évolution. »

Pour lire la brochure complète, « La santé au féminin: 50 ans de révolutions et de nouveaux défis », cliquez ici.