Le secteur pharmaceutique supportera la moitié des économies dans les soins de santé (452 millions d’euros)

18/10/2016

Bruxelles, le 18 octobre 2016

La moitié des économies totales dans les soins de santé sera supportée par le secteur pharmaceutique. La facture totale atteint 452 millions d'euros, soit un sixième de l’effort budgétaire global du gouvernement fédéral. « Il s’agit de la plus forte contribution jamais fournie par un seul secteur pour le maintien en équilibre du budget des soins de santé », déclare Catherine Rutten, CEO de pharma.be.


« Par ailleurs, le secteur pharmaceutique est le seul secteur à devoir se contenter d’un budget inférieur à celui de l’année précédente. En tant que partenaire responsable, nous apportons une contribution majeure à la durabilité de notre système de soins de santé. Mais en ce qui nous concerne, les critiques de ces dernières semaines à l’encontre de notre secteur peuvent maintenant cesser. »

Le budget des soins de santé qui a été soumis lundi au Conseil général de l’INAMI prévoit 902 millions d’euros d’économies. Plus de la moitié de ces économies sont à charge du budget des médicaments. Les mesures qui touchent le secteur pharmaceutique atteignent en effet les 452 millions d'euros. Ces économies sont réparties entre plusieurs mesures.

Le secteur pharmaceutique est le seul à régresser

« Ce sont des économies très lourdes. Jamais auparavant un seul secteur n’a dû autant contribuer au maintien à niveau du budget des soins de santé », souligne Catherine Rutten, CEO de pharma.be. « Ces 452 millions d'euros impactent très fortement nos entreprises. Nous sommes le seul secteur des soins de santé dont le budget sera inférieur à celui de l’année précédente (-0,2 %), alors que le budget des soins de santé progresse de manière globale. »

« Pourtant, nous avons avalisé hier cette proposition budgétaire », poursuit Catherine Rutten. « Parce que, en cette période budgétaire difficile, nous n’éludons pas nos responsabilités. Par ailleurs, les principes et l’essence du Pacte d’avenir sont respectés et les patients sont épargnés au mieux. De nombreuses mesures qui aiguisent plus avant la concurrence sur le marché off-patent permettront aussi d’innover encore à l’avenir. C’est essentiel pour pouvoir garantir des soins optimaux au patient, et c’est également essentiel pour notre secteur. Ce sera pour nos entreprises une référence majeure en vue de mesurer l’équité de cet accord budgétaire. »

Les critiques envers le secteur doivent maintenant cesser

Catherine Rutten conclut : « Permettez-moi de répéter clairement qu’un tel fardeau sur les épaules du secteur pharmaceutique ne pourra être supporté une seconde fois. J’espère que tous les partenaires sont conscients des énormes efforts consentis par nos entreprises. Les efforts produits pour assurer la durabilité et la viabilité financière du système sont désormais consignés noir sur blanc. Cela ressortait d’ailleurs déjà du Pacte d’avenir conclu l’an dernier avec le gouvernement, dans lequel nous marquions notre accord avec les mesures d’économies qui s’étaleront sur plusieurs années. En ce qui nous concerne, les critiques de ces dernières semaines à l’encontre de notre secteur peuvent maintenant cesser. »

Contact : Stefaan Fiers - Porte-parole de pharma.be - sf@pharma.be - 0476 76 90 77